07.12.2005

L'AMOUR à MORT

Nous sommes nés et nous mourons. Il n'y a rien d'autre. La figure surgit, construit comme une architecture. Une explosion, un scandale inadmissible, une présence humaine, superlative, à nu, sans concessssion. L'ordre vole en éclat. Ce qui est normalement caché remonte à la surface à fleur de peau. La peau arrrachée, le visage en viscères. Visage brouillé, nausée, migraine, oeil déplacé, bouche distordue. Muqueuses qui se retournent comme un gant. Dans son délire anatomique exhibé , en sang. Gueule de bois cosmique avec une vigueur époustoufflante comme un tourbillon sur le vif.A vif l'insatisfaction. Une chaire vibrante dans laquelle l'existence est concentrée niant les frontières de la vie et de la mort.     

Ecrire un commentaire