23.05.2006

Exhibition

Pour la sensation de provocation et de liberté; pour attiser la convoitise où le dégout; plaisir de se jeter nue dans les eaux de la mer; prommener ses seins dénudés sur une plage où se croisent des regards curieux et parfois méchants; sentir la chaleur du soleil entre sur ses fesses;dépasser le naturisme; créer une nouvelle façon d'exister aux autres; pouvoir enfin se mouvoir tranquillement sans etre coincée dans le moindre vêtement ; retour à une existence de son corps et à la manipulation de celui ci; etre à l'aise pour bouger ses muscles; s'activer à faire comme si de rien n'était et travailler, laver, balyer, discuter; oublier sa nudité ou au contraire l'afficher à la face du monde juste un instant; le temps que on me laissera dans cet acte d'existence.

11.05.2006

Hot jail

La sentinelle jetait un oeil atendri sur ses garces de prisonnières toujours pretent à fourguer leur merde de drogue. Elle aime surtout la surveillance des douches où à travers la buée se dessinent des corps nue de femmes de toutes corpulences de toutes ages. Elle a sa favorite, sa protégée, son petit chouchou. Elle sait que ce n'est pas un ange pourtant elle en a la gueule. Elle a tué. Le matin la matonne va chercher les détenues pour les conduire vers leurs diverses activités. Mais ce matin là elle profite du calme et part bien en avance dans le simple but de rejoindre sa protégée. Elle porte un tatouage sur le haut de la cuisse et c'est la première fois que la matonne le voit puisque lorsqu'elle rentre dans sa cellule elle porte tee shirt et culotte. C'est vrai qu'il crève de chaud et que la surveillante sue dans son uniforme. Elles se regardent tendrement. Le temps est compté en zonzon. Aussi sans aucune menace et en silence elles s'enlacent. La prisonnière est nerveuse et glisse déjà sa main droite dans la chemise de la matonne et la gauche dans son pantalon. L'autre se frotte le long de ces cuisses et de ses seins durcis. Leurs bouches s'effleurent et se carressent puis le baiser long et langoureux. Les langues s'agitent, se tordent, se sucent. La sueur perle sur leurs corps. Un instant elles ne font plus qu'une et un délicieux sentiment de liberté éternelle les entoure. Et la surveillante relache son étreinte. Il est l'heure de la sortie quotidienne. Elles se promettent milles baisers pour demain. A la commissure des lèvres de la tueuse un pincement d'amertume et une larme à l'oeil. Encore dix ans...

05.05.2006

Dans la cave des mystères

Mes mains aggripent des phallus en verre et mes poignets sont liés tout comme mes chevilles. Je me réveille écartelée sur un support glacé comme l'est la pierre. L'obscurité n'est pas totale car ça et là des bougies, des candélabres brulent doucement. Les flammes sont à peine tremblées par un léger souffle qui vient de je ne sais où. Je porte une tunique blanche. Comme c'est curieux je ne me rappelle pas avoir ce genre de vetement. Suis je vraiment moi meme, vraiment dans cette cave où les flammes projettent des ombres féériques. C'est le silence et ma respiration est calme. J'examine l'endroit et ne trouve pas de porte , peut etre derriere moi, derriere ce bouclier de pierre qui me retient allongée. Je sens comme une présence qui s'avance hors de ma vue. Et puis je ne reve pas,  est ce possible...quelque chose, je dirais une main mais je ne vois rien, je sens seulement, semble avoir traversée la pierre pour se poser sur mes hanches. Mon souffle se coupe. Mon coeur accélère. La main, maintenant deux glissent ma tunique le long de mes cuisses et remontent jusqu'à mon cou. Je sens une douce chaleur à leurs contacts. C'est des mains de femme, j'en suis certaine. Un ongle s'amuse à dessiner d'étranges griffes sur mon ventre. Une paume s'alourdie sur mes cotes et s'allège sur mon sein. Maintenant plusieurs mains s'activent sur mon corps. Elles me carressent, m'agrippent, me pincent, me titillent. Elles m'excitent. Je n'ai pas peur. Tout ceci ne doit etre qu'un reve. Des doigts pénètrent ma bouche. Je vois un pénis de verre voler dans les air. Son ombre est énorme. IL vient se placer entre mes cuisses. Des doigts agiles écartent mes lèvres et le morceau de verre pénètre mon vagin. C'est froid et électrisant. Les mains me touchent partout, me décoiffent, me cambrent, me bloquent. Je suis génée par mes liens et en meme temps excitée par ces entraves. Je sens l'intérieur de mon corps et une douce chaleur envahir mon sexe qui palpite et salive. Mon coeur bat la chamade, je crie. Ce qui a pour effet de faire disparaitre en un clin d'oeil les mains et le sexe. Que va t il se passer? les ai je éffrayé? Je reste là accrochée à des désirs brulants. Et j'attends ma délivrance. 

PROMETTRE

Je suis blessée aux deux pieds et à la main gauche. Rien de grave. Je lutte mollement contre mon désir pour arreter de fumer. Je vous dis c'est pas gagné car il y a un sérieux manque de constance et de motivation mais je sens que je suis sur la bonne voie. Mon petit chien s'est blessé lui aussi aux coussinets mais rien de grave. Je suis en bon contact avec les deux canidés. J'essaye d'etre le chef de meute sans parler ou très peu. Je vais normallmement travailler en septembre prochain si les médecins sont d'accords. J'ai promis à doudou des trucs qui bien sur reste entre elle et moi et je croyais que je serais plus jamais capable de le faire et ben JE L'AI FAIS. Je partage de plus en plus de plaisir de vivre avec ma nouvelle famille. J'ai envie de m'attacher mais je sais aussi qu'il y a des erreurs à ne plus commettre.      

AVANT DE PROMETTRE

Ondulations permanentes et restrictions de chocolat pour rester dans la ligne de mire de mon admiratrice et changer les cartes de sa main à la mienne dans un tour de passe passe remarquable d'agilité et de ruse et puis la confiance qui se cherche et trouve des rivières de calins et de douceurs pour échouer dans des baisers tout rond et encore la difficile séparation d'avec le lointain proche qui colle et englue les pensées et le risque de s'attacher encore une fois pour à la fin peut etre en mourir pour à la fin toujours mourir mais dans la plénitude de l'amour et non de l'abandon.                       

 

Toutes les notes