26.12.2006

le platane volant

le long de la courbe , vole vers moi un platane

massif et feuillu avec les écorces en pagailles

il fonce droit dans l'orbite de mon oeil gauche

je cours , me retourne, pétinne, boucule, me renverse, me redresse, je cours

il s'abat sur mon corps et m'écrase

je n'étouffe pas

je ne saigne pas

je ne souffre pas

je n'existe plus

podcast

19.11.2006

m et n

medium_pont.jpgm deux ponts devant moi.

des années à observer sans bouger.

un n franchi dans le désaroi le plus total.

est ce que c'est comme ça à chaque fois.

n un pont devant moi.

j'observe sans bouger.

et après les ponts qu'est ce qu'il y a?

01.11.2006

le futur de l'intestin

la même idée trotte dans la tête et rebondit dans les creux de l'oreille.

une délicieuse mélodie s'infiltre dans les orbites ensanglantées et perce la narine.

giclure de suc gastrique, nausée, maux de gorge.medium_CAG1SX4Z.jpg

pensée déplacée mal pronnoncée qui réduise tout espoir à néant.

demain je change de ton et puis non je recommence par habitude.

pourrir sur place le nez percé, la bouche emplie de merde qui empêche d'articuler

correctement ces doux mots: je t'aime. 

30.10.2006

état de la lettre A

Amour qui se multiplie et se disperse au lieu de s'attacher

A elle. Commence les omissions , les retenues, les mensonges et la situation devient préoccupante

A gérer dans son couple et dans sa tête parce que l'amour 

Accro ne se partage pas.

 

25.10.2006

bordel cérébrale

medium_tatouage_maori005.jpgdéconnexion neuronale et excuse bidon pour passage à l'acte et mise en danger de la vie d'autrui.

prétexte à engueulades et surprise corporelles. pas de ménagement mais du sauvage pulsionnel.

tout faire dans le sens et défaire les noeuds après coups. baiser ou sauver le monde?

je menace qui en mettant ça sur mon blog sinon moi!!!

06.07.2006

Gaucherie

medium_Zed_Art-Digital_01926.jpgsous la noirceur de ma poitrine, claque un coeur fatigué par une douloureuse coupure écarlate.

la cicatrice tranche sur la blancheur de ma peau et juste à coté le rose pale de mon téton.

pointe de soucis et renvoi d'amertume, glissements torrentiels d'émotions.

lis tu dans mes yeux cette curieuse demande?

fièvrement trempée de tes carresses et angoissée de déplaire.

pressée de sentir l'évanouissement, je gache une complicité à force de trop de narciscisme.

il faut que je me détache de moi.

01.06.2006

Y a pu de saison

Le vent souffle ses carresses contre mon volet

il emporte malgré lui des flocons de cette stupide neige

ils viennent se fracasser contre mon volet

pourquoi n'ont il pas attendu juste un peu

une minute, quelques secondes et

ils seraient éclatés sur le sol

morts

non au lieu de vivre ils ont voulu

se suicider

y a t il quelque chose à comprendre?

Le vent a cesser...

Tiens voilà une nouvelle raffale. Ils doivent etre des milliers...

Quel carnage, là derière ma fenêtre

deuxn heures du matin

j'apréhende le levé du jour

pourvu qu'il fasse froid

ce sera le prétexte idéal pour

ne pas ouvrir le volet.

14:30 Publié dans poeme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie

L'ECOEUREMENT

Tu me refuses alors je tourne sur moi mes forces et mon discour.

 Je deviens muette.

 Pathétique s'épuisent et se brisent des douleurs incompréhensibles.

 Mes neurones s'excitent et brule mon sexe endolori de cette masturbation infinie.

Par delà la crampe et toutes les souffrances physiques, j'adore mon corps pourri de la petite mort de ton silence execrable.

30.12.2005

Nostalgie enigmatique

J’ai pensé un court instant à la mépriser mais ma haine pour elle et beaucoup trop vraie. Elle seule doit être, il faut rendre hommage à l’ennemi qui déchire ma pensé mais à qui je suis dévouée corps et âme. Cette amie qui est mon meilleur ennemi je l’aime à corps et à corps. A présent nous savons que l’esprit dont notre jeunesse faisait tout n’est en réalité qu’une goutte de sang. Et tout ça pour me maintenir à la surface bien que j’aspire à m’élever. Si je freine mon vol et implore l’apesanteur c’est à cause de ma jeunesse il faut cesser de se faire manger au moment où on a le meilleur goût : ceux là le savent qui veulent être aimés longtemps certes il y a aussi des pommes aigres dont le destin est d’atteindre jusqu’au dernier jour de l’automne et elles mûrissent jaunissent et se rident. En même temps cœur désoeuvré bien heureux d’avoir tant tricher dans sa jeunesse. Celui qui pense à sa mort rate sa vie. La mort lente est moins révoltante que la mort rapide. Elle est acceptée comme un droit d’autodestruction. Absurdité et hypocrisie faiblesse humaine.

Il n'y a qu'une vie

Ce que l’on dit, ce que l’on fait et ne dire et répéter que le monde tourne dans un seul et même sens. Cela n’empêche pas de perdre la boule. D’où se besoin pathologique d’être au contact d’une réalité plus dure et noire que la banalité d’un quotidien trop protégé et bourgeois. Ainsi j’aurais pu être boucher si les humains ne me fascinaient pas autant. C’est dans mon caractère ce détachement incroyable si présent et constant. Pour ma réalité et ma vie il me faut plonger mes mains dans un visage, dans la merde immonde de leur vie, dans la souffrance. Je doute de l’efficacité de l’impacte dans le temps mais j’existe pour le moment éclatante d’une suprême et supérieure blancheur la noirceur d’une réalité qui n’est pas à moi et qui me séduit. Je le répète pour combien de temps et les carences anticycloniques mangent les belles du sang et contre tous de la vieille décharge. Le vent obstruant tel un éléphant qui trône au fond du jardin et ne menace pas la société toute entière de sa trompe élastique. Par la première voie je m’engageais mais quels faux n’avais je pas fait. J’ai payé mes erreurs par une longue traversée du désert urbain. Et des chiens hurlaient. Je n’entendais rein et ma mère hurlait. Je n’entendais rien, bonbon, et prenons le bon temps car il n’y a qu’une vie pour faire cela. La sexualité est le nœud de la vie d’un couple. Serait ce pour cela que ma vie à deux est inconcevable. J’ai eu si longtemps le corps à l’envers qu’il me faut du temps pour n’avoir pas l’air chiffonné quand je le mets à l’endroit. Vivre et ne plus vivre. Laisser enfin le soi vivre sans qui que ce soit ne fasse obstacle.

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