07.01.2007
la fin du blog les solitaires
ça y est je suis arivée au bout des possibilitées de l'herbergeur pour le blog les solitaires. Mais rien ne m'arrête alors je vais en créer un nouveau sur haut et fort . L'occasion pour moi de changer en bon caméléon que je suis mais en espérant que vous serez aussi nombreux et nombreuses à visiter le nouveau. les solitaires reste pour votre plaisir de lecteur, auditeur,spectateur.
13:55 Publié dans bonheur, malheur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lesbienne, lesbiennes, homosexualité, gay, lesbian-touch, politique, politique critique
11.08.2006
lutte en sourire
Je n'aime pas les stéréotypes, ni les normes, ni les définitions. J'aime le flou, la nouveauté, l'insolite et la singularité. Et vous?
14:10 Publié dans lesbienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lesbian-touch, lesbienne, lesbiennes, homosexualité, gay
21.07.2006
sexe
Je recherche sur le net des images saphiques et je trouve que des singeries hétérosexuelles où le gode reste l'objet de tous les désirs. Bien sur je sais que les lesbiennes utilisent les sex toys mais là ce qui me perturbe c'est la mise en valeur du gode comme pour montrer que la lesbienne n'est qu'une femme qui ne peut prétendre aux plaisirs sexuels quand le substitut phallique est là. Le gode n'est pas un substitut phallique c'est un gode. Et je ne trouve pas d'images où cela est représenté. Je ne vois que des images pour mâles hétérosexuels. Je lance donc un appel à mes lectrices lesbiennes pour récolter des photos de vrai couple lesbien et favoriser ainsi la représentation juste des amours saphiques. Si vous avez des sites ou des images perso à m'envoyer utiliser mon e mail. Merci d'avance. voilà ce que je ne veux pas
...
et voilà le genre que je rech
erche mais en plus actuel et en photo.
13:10 Publié dans lesbienne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : lesbian-touch, lesbiennes, lesbienne, gay, homosexualité, photo
10.07.2006
ange démoniaque
Puissance de ces ailes noires pliées délicatement à l'arrière de sa silhouette.
Tremblante de déraison et de passion, suant le désir brûlant.
Le regard tranchant et empli de vérité courageuse.
Contre toute attente, contre l'air du temps.
Je vois en Elle ma véritable identité; celle que je me suis forgée.
Celle qui m'a trop longtemps écarté de la vie sociale; celle qui a fait de moi longtemps un être fragile et incertain; et à présent celle qui me rend invulnérable aux attaques des dérangés.
Je ne suis plus étrangère à moi même; je suis enfin le souffle de ma vie choisie.
15:25 Publié dans lesbienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lesbian-touch, lesbiennes, homosexualité, gay, littérature
06.07.2006
Homophobie
Adventice Texte Copyright 1997 Olivier 15 août 1997
L'homosexualité n'est pas un désordre mental, selon les psy américains L'association américaine de psychologie a voté une résolution indiquant que l'homosexualité n'est pas un désordre mental et que les psychologues doivent obtenir le consentement de leurs patients gays avant de lancer une thérapie visant à les "convertir à l'homosexualité". Cette résolution, votée à une très large majorité, s'oppose à "tous les portraits qui représentent les lesbiennes, homosexuels et bisexuels comme des malades mentaux". Elle demande aux professionnels des maladies mentales "un effort visant à effacer le cliché liant la déficience mentale et les orientations homosexuelles". Cette image préjudiciable pourrait faire courir un risque à tous les gays contraints, par pression familiale ou manque d'information, d'entamer une thérapie de conversion pour modifier leurs orientations sexuelles. Dans un communiqué, le Human Rights Campaign, un des principaux loobies gays américains, estime que les thérapies de conversion constituent "rien de moins qu'une forme de terrorisme psychologique". 
14:00 Publié dans lesbienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : homophobie, lesbian-touch, lesbiennes, homosexualité, gay, politique critique
05.07.2006
MON EX
Elle chante dans mes oreilles des airs terribles de douleurs et de douceurs
chacune de son côté, séparées à jamais mais toujours reliées par un fil invisible de respect et d'amour passé
Elle ne m'aime plus mais moi?
Je me suis résolue à accepter la fin de ses sentiments.
Elle est devenue ma plus chère amie.
Je m'interoge est ce que je fais bien ou faut il que je coupe tout lien?
Aidez moi par vos conseils avisés.
12:00 Publié dans lesbienne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : lesbian-touch, lesbiennes, gay, homosexualité, blabla de fille
30.06.2006
queer zones
Marie-Hélène Bourcier est sociologue, activiste queer et maître de conférences chargée de recherches à l'université de Lille III et à l'EHESS (Cadis). Elle est l'auteur de nombreux ouvrages et articles sur la théorie queer, les subcultures sexuelles et les minorités en France et à l'étranger.
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Comme un immense jeu de quilles, dont ce livre serait la boule et où l'on verrait valser en tous sens la république straight (blanche, mâle, hétérosexuelle) l'essence de la Femme et le féminisme classique, les homos institutionnels, l'état-major de Ni putes ni soumises, avec, pour faire bonne mesure, Pierre Bourdieu et Jacques Lacan. On s'attaquera à cette zone brûlante qu'est la frontière entre la sexualité, les genres, la race et l'espace public. On comprendra que les genres ne sont pas deux mais innombrables, qu'ils sont le résultat de toutes sortes, de constructions, qu'il faut les voir comme des performances, des imitations sans original. On verra pourquoi le féminisme blanc et républicain s'oppose de toutes ses forces à une telle conception et s'accroche à une vision essentialisée de La Femme. Dans le style trash et érudit qu'on lui connaît, Bourcier reprend en les élargissant les thèmes des gender studies et des postcolonial studies : une entrée en fanfare dans l'univers queer, celui de Madonna, de l'Exorciste du post-porno et des freaks. La "queer zone" ne se définit pas facilement. La réflexion de M-H Bourcier entend se situer à la croisée des chemins, là où se rencontrent les attributs et les choix de chacun, autant en matière de culture que de genre, et l'espace public. Là où se construisent les identités et où se nouent les motifs d'oppression. Une zone mobile, polémique, à partir de laquelle l'auteur entend promouvoir deux choses. D'une part la méthode associée aux cultural studies. D'autre part une réflexon critique sur les débats récents en matière de politique sexuelle en France, lesquels souffrent de toute évidence des perversions que les cultural studies se proposent d'éviter. L'ouvrage se présente dès lors comme une relecture originale, très critique, mais aussi constructive, de quelques unes des problématiques centrales de la société française actuelle. L'auteur reproche aux études universitaires "classiques" d'être trop dépendantes de préoccupations disciplinaires ayant bien souvent intériorisées un discours politique hétérocentré. Nourries de sociologie aussi bien que d'histoire, de psychologie, voire de philosophie, les cultural studies débordent chacune de ces sciences et se présentent, pour le dire avec les mots de l'auteur, comme "des opérations de reterritorialisation à l'intérieur de la discipline et des savoirs. Il s'agit de parasiter la discipline, de cultiver la promiscuité entre disciplines". Le principe des cultural studies est de renoncer à "l'autorité disciplinaire, aux frontières qu'elle impose et à la démarche qu'elle suppose", et notamment à "la conception du sujet humaniste ou universaliste qu'elles continuent de présupposer". Elles sont en définitive "une manière de faire de la politique par d'autres moyens". On ne saurait être plus clair quant aux obectifs utilitaristes qu'elles recouvrent. La sociologue met d'ailleurs l'accent sur le potentiel subversif de cette nouvelle approche, cela pour rendre plus sonore sa démarche de présentation d'un champ d'étude trop peu pris en compte en France selon elle.
13:12 Publié dans lesbienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lesbiennes, lesbian-touch, homosexualité, gay, littérature
Le manifeste contra sexuel de Preciado
« MANIFESTE CONTRA-SEXUEL » -------------------------------------------------------------------------------- par Beatriz PRECIADO aux Editons Balland Une lecture de Patrice Desmons Imaginons ceci, au moins depuis Freud : tout texte s’écrit sur son contraire qu’il tient à l’écart et qu’il s’efforce d’effacer. Et toute l’histoire de la philosophie est cette histoire là : espérer en finir avec ce geste, d’abord en extrojectant le contraire de la Raison hors du monde (Platon), puis, à force d’échouer dans ce geste déréalisant, en réintrojectant la contradiction dans le mouvement même de la pensée (Hegel). Ce qui est vrai pour l’histoire de la philosophie l’est aussi sûrement et souvent pour l’histoire de chacun, balançant entre une position paranoïde objectant la contradiction en persécution, et une position intranoïde, pourrait-on dire, subjectivant l’en soi en pour soi dans l’avènement de la conscience de soi ... Dans les deux cas, l’objet de la contradiction est « résolu » : effacé par extrojection ou introjection dans le concept. C’est à l’ambiguïté de cette résolution qu’est exposée toute pensée et peut-être toute pratique soucieuse d’articuler subjectivité et politique. Or un autre geste serait-il possible, qui n’effacerait pas au moment où il montre, dont l’expression ne passerait pas par l’impression noir sur blanc qui se retranche d’elle-même ? Ce serait, on s’en doute, un geste inouï, à la fois philosophique, politique, éthique, subversif, révolutionnaire, sans doute littéraire et sûrement sexuel. Eh bien c’est peut-être un exemple de ce geste que donne à lire et à voir cet étrange livre de Béatriz Preciado : Manifeste contra-sexuel. Beatriz Preciado est philosophe de formation, d’origine espagnole et chercheur aux Etats-Unis. Ses références philosophiques sont, dans ce livre, essentiellement celles de la philosophie française contemporaine : Foucault, Deleuze, Derrida. La référence à Derrida joue un rôle pivot qu’on va essayer d’expliciter. Mais il faut aussi dire que B.Preciado est nourrie d’autres références, sociales, liées aux mouvements sexuels américains, en particulier le mouvement homosexuel mais aussi les mouvements abordant des modes différents de sexualité (drag queens, queers etc.) Cette double référence fait de ce livre un étrange document, qui annonce peut-être ce que pourrait être le XXIème siècle s’il n’est pas ravalé par l’obscurantisme. Ce serait aussi peut-être le moyen, pour certains lecteurs, de mieux comprendre l’enjeu et l’ampleur de la déconstruction à l’œuvre dans le travail de Jacques Derrida, en particulier pour ce qui concerne la sexualité et (donc) la psychanalyse. Ce Manifeste contra-sexuel peut ainsi être lu comme la traduction sexuelle de ce que Derrida traduit philosophiquement. En même temps que nourrie par la psychanalyse, l’œuvre de Derrida, depuis des textes de plus en plus incisifs, opère un retour sur la psychanalyse elle-même des « résistances » dont elle avait contribué à initier la lecture. Que dire de ce retournement ? Derrida déconstruit l’économie du « phallocentrisme » et la manière dont Freud puis (surtout) Lacan constituent ce qu’on pourrait appeler l’alibi du phallus. L’alibi du phallus, c’est la manière dont ce concept, se constitue dans son effet subjectif en se destituant : c’est la castration qui fait le phallus, le décide, le rend décisif et l’érige. Par la castration, le sujet se divise ; par sa division, il se différencie, et cette différence se marque corporellement par la différence sexuelle. Autrement dit, la castration greffe sur la différence anatomique une différence symbolique qui constitue l’Autre par soustraction et articule le désir en manque. La castration est alors l’alibi de l’Autre auquel le sujet sera dorénavant (dé)voué, dans la permanence d’une répétition revenant sans cesse à (et de) cette place là, « vide ». Dans des textes incisifs, (La carte postale, et plus récemment Résistances - de la psychanalyse et Etats d’âme de la psychanalyse) Derrida déconstruit ce dispositif et appelle à un « sans alibi » que la psychanalyse résiste à dénuder, un sans alibi qui défétichiserait le phallus, et peut-être la psychanalyse elle-même et tout ce qu’elle soutient ou dont elle se soutient : la loi, le nom propre, la logique régulière et régulatrice du signifiant, la souveraineté, le réel « innommable », le silence etc. Différence sexuelle, différence grammaticale C’est l’effet dans le sexuel (ou le réel, peut-être ?) de cette incision que Beatriz Preciado donne à lire. Croisant ce qu’elle appelle joliment les « ciseaux de Derrida » avec ceux parfois « réels » de machines linguistiques, sociales, médicales et techniques qui opèrent sur la sexualité, elle montre comment fonctionne aujourd’hui la production de la sexualité comme différenciation. S’intéressant par exemple à la manière dont intervient la chirurgie devant des nouveaux-nés intersexuels, dont le sexe est indécidable à la naissance, B.Preciado remarque que « le travail d’assignation du sexe des nouveaux-nés intersexuels commence par un processus de sexuation/nomination : un organe reçoit le nom de clitoro-pénis, péno-clitoris, micro-phallus ou micro pénis non en fonction de la description des organes existants mais en fonction du sexe que l’on veut fabriquer. Le nom d’un organe a toujours valeur prescriptive » (p.100). Il s’agit alors d’interroger cette prescription, et d’y lire l’exemple d’un principe général : une sorte de grammaire générative qui fixe le corps selon le genre, masculin ou féminin (le genre est une des premières règles grammaticales), et non l’inverse où on croirait que c’est le corps qui fixerait le genre. Ainsi, « on est tous passés par cette table d’opération performative : c’est une fille ! C’est un garçon ! » (p.94). La différence sexuelle est l’effet de cette performativité. Or c’est cette performativité que Derrida ne cesse de déconstruire, en rendant lisible ses effets à l’œuvre dans le droit, dans la loi, dans ce qui fait tenir le langage, le concept lui-même, et qu’il s’agit de déconstruire et « disséminer ». C’est dans la conjonction de cette analyse de la médico-technologie du sexe comme greffe (d’organe sexuel) grammaticale, et de la déconstruction « grammatologique » derridienne, que B . Preciado rend alors lisible, de façon assez sidérante, les inversions (mais le phallocentrisme dirait ici sans doute : les perversions) permises par la rencontre chez l’humain entre le sexe et la technique. S’appuyant sur les mouvements et les auteurs qui en revendiquent les pratiques, elle fait des objets sexuels (godemichés, vibromasseurs, bondage, contrats masochistes etc) des indices de gestes « contra-sexuels » qui subvertissent non seulement la fétichisation du pénis dans l’hétérosexualité, mais aussi la place symbolique donnée au phallus depuis la psychanalyse. D’origine le plus souvent médicale, remplissant des fonctions prothétiques, orthopédiques ou parfois répressives sous couvert de « correction » antimasturbatoire par exemple ou de contrôle de la chasteté, ces objets prennent alors un statut sexuel et conceptuel détourné et nouveau : B.Preciado envisage ainsi de décrire « l’analyse de la transformation de ces technologies de répression/reproduction en technologie de résistance underground » (p.80). Alors « il faut philosopher à coups de gode, plutôt qu’à coups de marteaux » (cf Nietzsche) , car « le gode est l’impropre » (p.66). Il est ce qui dissémine la loi du genre dont cherche à s’originer la différence sexuelle anatomisée : le gode atomise l’anatomie. Abolition de la propriété privée des moyens de reproduction Philosopher à coups de gode, c’est comprendre cette loi de l’impropriété et de l’expropriation : c’est en fait une forme d’abolition de la propriété privée des moyens de production et de reproduction dans la sexualité, et alors « le gode n’est pas un objet mais une opération de coupure » (p.66). En fait « le gode précède le pénis » (p 67) et ainsi il « fait figure d’exemple paradigmatique de ce que Derrida a défini comme le « dangereux supplément » dans l’analyse de l’opposition nature/culture chez Rousseau. » Loin d’être la simple imitation du pénis, le gode en mimant le pénis, le mine : « le gode dresse le pénis contre lui-même » selon le principe de la mimesis qui dissémine tout original abîmé dans la différence sans origine assignable et doublant toujours déjà toute origine originellement dans son itérabilité (cf Derrida : Mimesis- des articulations Editions Galilée). Alors le gode fait passer de la sexualité « naturelle » à la sexualité technique, technologique, ce qui bouleverse la frontière du même et de l’autre et ouvre cet espace « contra-sexuel » que ce livre énonce, dans une grammatologie qui dénaturalise les genres et contre-sexualise le dispositif phallocentrique et phallocratique. Ce livre mériterait un colloque. Il tombera sans doute sous le coup d’un diagnostic psy sans discussion : « perversion », ou peut-être même : « délire sexuel » ! Les philosophes y liront peut-être, quant à eux, de la philosophie mal digérée... Ce serait aller vite en besogne, là où l’auteur construit une conception défétichisée de la sexualité, très peu « perverse » à strictement parler. Le gode de Béatriz Preciado n’est pas fétichisé, ce n’est pas un fétiche qui suppléerait le phallus réduit au pénis manquant de la castration. Le gode n’est pas non plus (donc) un concept. Il est même plutôt une « blague ontologique »(sic). Et il n’est que la représentation d’une opération plus générale qui, elle, est une véritable opération de défétichisation, de détachement et de dissémination : le gode « occupe une place stratégique entre le phallus et le pénis » et « va agir comme un filtre et dénouer la prétention du pénis à se faire passer pour phallus » (p.62). En fait le gode ne précède pas ni n’annule la castration, qui n’est pas déniée : le gode détourne plutôt la castration et la défétichise en la retournant depuis son envers dédoublé: c’est une opération qui décrit ce à quoi appelait récemment Jacques Derrida : un au-delà de l’au-delà du principe de plaisir... Ce n’est plus l’anatomie qui est le destin, comme l’affirmait Freud, car l’anatomie en elle-même est seconde depuis cette table d’opération grammaticale qui la nomme et la prénomme. Et du même coup, le roc de la castration qui était la traduction symbolique de ce destin se trouve à son tour requestionné théoriquement, pratiquement et sexuellement, au profit d’une reconfiguration technologisée et en fait grammatologisée du corps et de sa jouissance. Le gode ne dénie pas, il désidère. Un sujet sans alibi Avant Freud, l’Homme restait muet devant Dieu-God dont il n’était que la copie difforme. Après Freud et Lacan, c’est Dieu qui est rendu muet, sous forme d’Autre barré et innommable mais ainsi subtilement restitué par un sans rapport qui l’absolutise et l’absout par un alibi inespéré : il est vain de prononcer le nom de l’Autre, insu. Or la scène de la sidération spéculaire s’est simplement déplacée avant et après la psychanalyse dans cette substitution du pénis au phallus, dans un dispositif maintenant finalement intact le phallus retotemisé. Le god(e) de B.Preciado désidère cette scène, en constituant la possibilité d’une relation d’objet où l’objet ne sert pas de prétexte à fétichisation, (ce n’est pas un « objet », justement) mais est au contraire l’occasion de défétichisation du sujet lui-même désanatomisé: la jouissance est défétichisante et désidérante, reconnue comme opération contra-sexuelle de détournement de ce qui se faisait passer pour naturel, sous la forme de la présence anatomique pleine (le pénis) ou de l’absence symbolique vide (le phallus). Ce god(e) ne restitue ni ne sauve aucun roi, aucune reine, aucune tête, aucun cap. Il n’assure plus aux lettres volées le retour à la place fétichisée d’un phallus rassuré et maintenu scellé : cet alibi réhabilité par un Dupin-analyste que le gode déshabilite et dissémine par cette opération grammatologique qui fictionnalise la lettre en la doublant d’elle-même : le gode, c’est la littérature. Et au fond, ce n’est pas seulement la prétention du pénis à se faire passer pour phallus que ce Manifeste dénoue. C’est bien pire : c’est la prétention du phallus à se faire passer pour le phallus, que le gode double, spectralise et décline d’une manière inouïe. Cela produit un renversement qui devrait intéresser tous les professionnels du secteur sanitaire et social, et, au-delà, tous ceux qui savent qu’ils ne sont pas tout ni maître de tout, et qui ne savent pas quoi faire d’autre de ça que de s’en désespérer ou s’en résigner : « La prothèse destinée dans un premier temps à pallier nos handicaps physiques génère des comportements complexes et des systèmes de communication par rapport auxquels nous sommes handicapés sans la prothèse. Par exemple, la machine à écrire a été inventée à l’origine pour les personnes aveugles, de manière à ce qu’elles aient accès à une écriture mécanique ; elle s’est vue par la suite généralisée comme une prothèse d’écriture qui a radicalement modifié nos manières de communiquer. Le handicap des non-voyants est si structurant dans la conception de la machine à écrire comme prothèse qu’il est devenu nécessaire pour tout un chacun d’apprendre à écrire sans regarder le clavier : il faut passer par l’expérience de la cécité pour accéder à l’utilisation de la prothèse. En d’autres termes, chaque développement technologique réinvente une « nouvelle condition naturelle » par rapport à laquelle nous sommes tous handicapés. Mieux encore, chaque nouvelle technologie recrée notre nature comme handicapé en relation avec une nouvelle activité qui demande à être supplémentée technologiquement. Les nouvelles technologies de reproduction in vitro (et peut-être bientôt hors utérus) par exemple ont été développées pour compenser une « déficience » perçue par rapport à la dite « reproduction sexuelle normale ». Au même moment, ces technologies génèrent tout un ensemble de mode de reproduction sans relations hétéro-sexuelles, qui pourraient transformer les formes d’incorporation de ce que nous continuons d’appeler, faute de mieux, les hommes et les femmes ». (p.120/121). Inouï : cette dialectisation du handicap différant plutôt que manquant, fait du handicap la trace d’un « dangereux supplément » à venir. L’humain est un handicapé sexuel. Son destin, c’est précisément de n’être pas tout anatomique : le désir et la vérité chez l’humain ne peuvent se fonder ni sur une naturalité que la technique vient démentir, ni sur une technique dont la grammaire ne peut jamais s’autoriser seulement d’elle-même, même chirurgicalement... A la place du handicap et de ce qui paraissait manque phallique vient une machine à écrire, sexuelle, contra-sexuelle, littéraire, qui ne se contente plus de laisser en souffrance le dos sur lequel l’écriture jouerait sans jouir, de s’écrire -révolutionnairement ?- : sans alibi ... Patrice Desmons-
12:25 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lesbian-touch, lesbiennes, preciado, littérature, homosexualité, gay
10.04.2006
La pensée straight
"La différence fondamentale, toute différence (y compris la différence sexuelle) entre des catégories d'individus, toute différence qui se constitue en concept d'opposition est une différeence d'ordre politique, économique et idéologique. Toutes les catégories qui dissimulent cet ordre politique, économique et idéologique viennent d'une pensée idéaliste, qui présente comme naturelles ou résultant d'une volonté divine des différences qui seraient un donné a priori, qui serait déjà là avant tout socialité. La différence entre les hommes et les femmes se base sur ce principe. "( page 102).
pour en savoir plus lire le très instructif livre de monique WITTIG La pensée straight, Balland, 2001.
13:35 Publié dans lesbienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lesbian-touch, lesbiennes, wittig, homosexualité, gay, littérature
28.01.2006
L'apparence est elle la nature profonde?
Je prends mon bras et je le considère comme un gode et je le branle et je prends du plaisir. Je prends ma jambe et je la considère comme mon bras et je marche sur mes bras! tout est question de paradigme, de définitions de mots de sens des mots. Et si j'ai décidé d'etre un homme mon corps l'intègre et je deviens un mec. Et si je veux etre une femme pareil. Mais la plupart du temps je suis moi et la ça devient interressant par ce que il n'y a pas de définition, pas de mots à poser sur mon identité.11:25 Publié dans lesbienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lesbian-touch, lesbiennes, homosexualité, gay
