02.01.2007

2007

Risque de douleur et de plaisir de rencontre et de séparation; tout construire et tout casser; c'est de l'amour et du partage; croire en soi et en l'autre; fermer les yeux sur les horreurs que nous faisons et peupler son univers de beauté; être faux cul et ne pas s'embarrasser de la destruction de notre monde. TU ES dans le paradoxe toute ta vie durant et même après la mort; rire et se sauver des questions embarrassantes pour ne garder que le chant d'un oiseau, le cri du bébé, l'aspirateur qui rapace, beautifull doll on the radio, pointe de mon pinceau sur ton dos; jusqu'au bout de l'absurde je vais et TOI aussi; ne sert à rien de se limiter et de s'interdire; juste évacuer par moment cette horreur de tension humaine en pleurant doucement sur ton épaule; en renifflant les désastres de l'humainité et les MIENS. Je milite et puis je me terre; La langue sévère puis chatouille ton sexe; l'esprit rempli de contradictions et de pseudos excuses, de remords mais d'aucun regret car je fonce et t'invite à faire de même: FONCE.

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EXPLOSE la vie vu le temps qu'elle te consacre et n'oubli pas tous ceux qui vivent sur la planéte bleue.    

28.12.2006

salement amochée

Je transpire tôt ce matin. La lune est encore visible. Je tourne mes baskets au coin de la rue et j'aperçois une jolie paire de fesse dans un jean surmonté d'une grosse doudoune. Quelle faute de goût! Je regarde de l'autre côté de la rue et j'émerge tranquillement du someil de ma nuit. Les pas sur l'asphalte? les odeurs de boulangerie, les saloperies de bagnoles au cul à cul qui m'empêche de courir sur la chaussée humide. L'aspirateur de ma voisine est très bruyant. Un café bien serré m'aide à commencer la journée avec mon clope bien sur. Mon portable sonne. Je décroche. Je raccroche. J'oubli aussi vite car ce n'est pas la voix que j'attendais. Ellle est loin de moi si loin qu'elle ne met plus familière mais elle est devenue un corps étranger. Tout d'elle ou presque est étranger et pourtant l'émotion revient intacte comme au premier jour lorsque j'entends sa voix. Je synthétise alors l'odeur de sa peau et je revois devant moi celle qui m'accompagnais. Le silence ne m'aide pas à oublier et percute les murs de ma cervelle. Je construis une nouvelle vie avec du new partout mais je reste la même; imossible de me changer! j'ai beau me déguiser, me farder, me transexualiser, me battre contre mon coeur. JE RESTE.medium_Zed_BD_00035.jpg

L'envie est peu fréquente et il faut la chopper avant qu'elle ne s'envole. La rythmique de ma musique intérieure est syncopée. Je ne frissonne plus de son plaisir. Je  ne bouffe plus son corps osseux. Elle tente de se faire oublier de moi mais c'est en vain. J'ai la mémoire qui flanche, certes mais sa voix me rammène à Elle. Je sais il ne faudrait plus que je lui téléphone. Je déraisonne et puis je pleure et puis...Tout cela ne mène à rien.

A rien d'autre qu'elle.      

26.12.2006

le platane volant

le long de la courbe , vole vers moi un platane

massif et feuillu avec les écorces en pagailles

il fonce droit dans l'orbite de mon oeil gauche

je cours , me retourne, pétinne, boucule, me renverse, me redresse, je cours

il s'abat sur mon corps et m'écrase

je n'étouffe pas

je ne saigne pas

je ne souffre pas

je n'existe plus

podcast

02.12.2006

savoir aimer

medium_amour.jpgje t'aime, tu m'aimes.

encourager l'expression des sentiments; les retenir; les faire jaillir.

se faire quitter; être un peu en colère mais toujours aimer.

se révéler à l'autre et se regarder amour dans le miroir de cet autre.

jouir d'un amour immense; pénétrer des cercles intimes.

se voir rejeter et mal aimer.

ne pas se mentir et revendiquer la vérité transparente de son âme.

tricher avec moi même et croire que je peux aimer.

douter des autres puis de soi; se perdre dans un malstrom d'émotions perdues dans le vide sans écho. 

 

les fleurs du mal

medium_baudelaire.jpgToi qui, comme un coup de couteau, Dans mon cœur plaintif es entrée, Toi qui, comme un hideux troupeau De démons, vins, folle et parée, De mon esprit humilié Faire ton lit et ton domaine, — Infâme à qui je suis lié Comme le forçat à la chaîne, Comme au jeu le joueur têtu, Comme à la bouteille l'ivrogne, Comme aux vermines la charogne, — Maudite, maudite sois-tu ! J'ai prié le glaive rapide De conquérir ma liberté, Et j'ai dit au poison perfide De secourir ma lâcheté. Hélas ! le poison et le glaive M'ont pris en dédain et m'ont dit : « Tu n'es pas digne qu'on t'enlève A ton esclavage maudit, Imbécile ! — de son empire Si nos efforts te délivraient, Tes baisers ressusciteraient Le cadavre de ton vampire ! »

27.11.2006

pour luluberlue et dominique

cher, chère commentateur trice; vos commentaires me font très plaisir et beaucoup réfléchir ça tombe bien c'est mon dada la réflexion même si des fois ça vole pas haut et des fois trop haut pour que l'on comprenne quelques choses.

ce mois ci donc novembre j'ai eu plus de 3000 visiteurs mais peu de commentaire mais les com que j'ai sont très bien et je vous incite à continuer.

vous pouvez m'envahir de com et si affinité me laisser votre adresse msn. je peux pu comme avant laisser la mienne à cause de la nièce de ma compagne bref une histoire de famille sans intérêt.

19.11.2006

henri pichette

« Peut-être qu'en dormant on s'entraîne à mourir ? A moins que l'on ne dorme en mémoire des morts ? » [ Henri Pichette ] - Extrait des Poèmes offerts

« L'homme, c'est l'ange + le sexe. » [ Henri Pichette ] - Les Epiphanies

« La poésie est une salve contre l'habitude. » [ Henri Pichette ] - Les épiphanies

 « L’argent, c’est la couille des familles. » [ Henri Pichette ] - Les Epiphanies - 1947

« Qu'on m'arrache le coeur, il germerait encore. » [ Henri Pichette ] - Odes à chacun

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LISEZ LES EPIPHANIES....CHEZ POESIE GALLIMARD 153 PAGES DE MYSTERE PROFANE.

vomi

réaction narcissique intempestive. je cherche le reflet de sa disparition partout dans les yeux des femmes et je me heurte à un écueil. l'incomplétude s'acharne à me sonner les cloches. me levant robotiser à la routine du quotidien bien temporisée, me couchant avec les images loupées medium_vomi.jpgde photographies visuelles faites d'à peut près. loin de moi. proche de personne et décallée sans cesse. proche des êtres humains à leur caresser la peau et les les os. autoriser à me mêler à leurs désespoirs, leurs angoisses et leurs promesses. et moi je suis quoi je suis qui? 

m et n

medium_pont.jpgm deux ponts devant moi.

des années à observer sans bouger.

un n franchi dans le désaroi le plus total.

est ce que c'est comme ça à chaque fois.

n un pont devant moi.

j'observe sans bouger.

et après les ponts qu'est ce qu'il y a?

01.11.2006

le futur de l'intestin

la même idée trotte dans la tête et rebondit dans les creux de l'oreille.

une délicieuse mélodie s'infiltre dans les orbites ensanglantées et perce la narine.

giclure de suc gastrique, nausée, maux de gorge.medium_CAG1SX4Z.jpg

pensée déplacée mal pronnoncée qui réduise tout espoir à néant.

demain je change de ton et puis non je recommence par habitude.

pourrir sur place le nez percé, la bouche emplie de merde qui empêche d'articuler

correctement ces doux mots: je t'aime. 

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