28.12.2006

salement amochée

Je transpire tôt ce matin. La lune est encore visible. Je tourne mes baskets au coin de la rue et j'aperçois une jolie paire de fesse dans un jean surmonté d'une grosse doudoune. Quelle faute de goût! Je regarde de l'autre côté de la rue et j'émerge tranquillement du someil de ma nuit. Les pas sur l'asphalte? les odeurs de boulangerie, les saloperies de bagnoles au cul à cul qui m'empêche de courir sur la chaussée humide. L'aspirateur de ma voisine est très bruyant. Un café bien serré m'aide à commencer la journée avec mon clope bien sur. Mon portable sonne. Je décroche. Je raccroche. J'oubli aussi vite car ce n'est pas la voix que j'attendais. Ellle est loin de moi si loin qu'elle ne met plus familière mais elle est devenue un corps étranger. Tout d'elle ou presque est étranger et pourtant l'émotion revient intacte comme au premier jour lorsque j'entends sa voix. Je synthétise alors l'odeur de sa peau et je revois devant moi celle qui m'accompagnais. Le silence ne m'aide pas à oublier et percute les murs de ma cervelle. Je construis une nouvelle vie avec du new partout mais je reste la même; imossible de me changer! j'ai beau me déguiser, me farder, me transexualiser, me battre contre mon coeur. JE RESTE.medium_Zed_BD_00035.jpg

L'envie est peu fréquente et il faut la chopper avant qu'elle ne s'envole. La rythmique de ma musique intérieure est syncopée. Je ne frissonne plus de son plaisir. Je  ne bouffe plus son corps osseux. Elle tente de se faire oublier de moi mais c'est en vain. J'ai la mémoire qui flanche, certes mais sa voix me rammène à Elle. Je sais il ne faudrait plus que je lui téléphone. Je déraisonne et puis je pleure et puis...Tout cela ne mène à rien.

A rien d'autre qu'elle.      

19.11.2006

henri pichette

« Peut-être qu'en dormant on s'entraîne à mourir ? A moins que l'on ne dorme en mémoire des morts ? » [ Henri Pichette ] - Extrait des Poèmes offerts

« L'homme, c'est l'ange + le sexe. » [ Henri Pichette ] - Les Epiphanies

« La poésie est une salve contre l'habitude. » [ Henri Pichette ] - Les épiphanies

 « L’argent, c’est la couille des familles. » [ Henri Pichette ] - Les Epiphanies - 1947

« Qu'on m'arrache le coeur, il germerait encore. » [ Henri Pichette ] - Odes à chacun

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LISEZ LES EPIPHANIES....CHEZ POESIE GALLIMARD 153 PAGES DE MYSTERE PROFANE.

m et n

medium_pont.jpgm deux ponts devant moi.

des années à observer sans bouger.

un n franchi dans le désaroi le plus total.

est ce que c'est comme ça à chaque fois.

n un pont devant moi.

j'observe sans bouger.

et après les ponts qu'est ce qu'il y a?

01.11.2006

le futur de l'intestin

la même idée trotte dans la tête et rebondit dans les creux de l'oreille.

une délicieuse mélodie s'infiltre dans les orbites ensanglantées et perce la narine.

giclure de suc gastrique, nausée, maux de gorge.medium_CAG1SX4Z.jpg

pensée déplacée mal pronnoncée qui réduise tout espoir à néant.

demain je change de ton et puis non je recommence par habitude.

pourrir sur place le nez percé, la bouche emplie de merde qui empêche d'articuler

correctement ces doux mots: je t'aime. 

30.10.2006

état de la lettre A

Amour qui se multiplie et se disperse au lieu de s'attacher

A elle. Commence les omissions , les retenues, les mensonges et la situation devient préoccupante

A gérer dans son couple et dans sa tête parce que l'amour 

Accro ne se partage pas.

 

25.10.2006

bordel cérébrale

medium_tatouage_maori005.jpgdéconnexion neuronale et excuse bidon pour passage à l'acte et mise en danger de la vie d'autrui.

prétexte à engueulades et surprise corporelles. pas de ménagement mais du sauvage pulsionnel.

tout faire dans le sens et défaire les noeuds après coups. baiser ou sauver le monde?

je menace qui en mettant ça sur mon blog sinon moi!!!