06.07.2006

Gaucherie

medium_Zed_Art-Digital_01926.jpgsous la noirceur de ma poitrine, claque un coeur fatigué par une douloureuse coupure écarlate.

la cicatrice tranche sur la blancheur de ma peau et juste à coté le rose pale de mon téton.

pointe de soucis et renvoi d'amertume, glissements torrentiels d'émotions.

lis tu dans mes yeux cette curieuse demande?

fièvrement trempée de tes carresses et angoissée de déplaire.

pressée de sentir l'évanouissement, je gache une complicité à force de trop de narciscisme.

il faut que je me détache de moi.

07.03.2006

De mieux en mieux

Je vais beaucoup mieux. Je n'ai pas eu de crise de bouveret depuis plusieurs jours. Ma tension est toujours basse. J'ai des suées nocturnes sans doute à associer à des cauchemards. J'ai eu une crise de prostration après un choc mais elle n'a pas durée longtemps. J'ai des moments d'abscence qui correspondent à des grandes réflexions intérieures sur moi. C'est très narcissique. Je voudrais plutot évoquer mon mieux etre. Je recommence à avoir de l'humour. J'ai de la facilité à parler à des gens que je connais comme à des inconnus. Je suis très sociable. Je suis amoureuse et ça c'était pas gagné d'avance. Je porte de l'attention à mon amour et aux autres. Je m'interresse à la vie en générale; je me tiens au courant des actualités. J'écoute de la musique et je lis. Je me lève de bonne heure et de bonne humeur. Je n'ai plus de tremblement. J'ai l'intention de plus en plus ferme d'arreter de fumer. Je ne pleure plus toutes les semaines et surtout je ne pense pratiquement plus à mon passé. Par contre je fais des projets. Et je prends du paisir à apprendre à connaitre celle qui partage ma vie. 

31.01.2006

L'amour

Le parfum est parti. L'enlacer dans mes bras n'est plus possible. Mon dernier baiser je le lui ai volé et il avait le gout d'une douloureuse amertume. Je ne la reverrais plus jamais. Parfois ça me fais pleurer et puis le présent reprend le dessus et je vis toujours. Elle m'a arrrachée à la vie et beaucoup de mes certitudes amoureuses sont déchirées. Il faut tout rebatir et surtout éviter les bases que j'avais porté jusqu'à présent. C'est une autre moi meme ou tout simplement moi qui doit etre à présent. Celle qui m'aime m'encourage à exprimer mon identité personnelle et pour une fois elle n'a pas peur de moi. Ca me fais énormément plaisir d'etre avec une femme qui respecte et exhalte notre devenir. Je n'écris pas beaucoup sur nous sur elle dans ce blog parce que je préserve notre intimité mais je vous écris à vous ami lecteur, amie lectrice, que l'amour est le moteur le plus puissant que je connaisse. En tout cas moi pour vivre et détester mourir il me faut sentir ce sentiment.

12.01.2006

Choc

Il est possible d’échapper à son passé ; il faut le laisser s’écouler de soi. Une douce et mortifiante douleur s’empare de votre corps et vous voulez le bousillez. Les temps passé, présent et futur se heurtent en un tourbillon de sensations qui dégoulinent le long de nos joues. Tournoiement de douleurs crachées par les yeux et la bouche. Tout ceci dans un silence glaçant. Le souffle se coupe. Puis la respiration vient vous rappeler à la vie. vous ouvrez votre coeur à nouveau et vous pénétrez un nouvel univers. Vous en prenez plein la vue et vous ne voulez que l'embrasser dans un arc en ciel de beauté. l'amour est possible à nouveau mais vous n'oser pas y croire par peur d'avoir mal encore et pourtant c'est dans ce refus que grouille la souffance. Moi je me suis dis va s'y plonge! tu peux y arriver! Les nouvelles sensations agréables vont jaillir si tu y crois. Et j'y crois.

08.01.2006

RENAISANCE

Retrouvaille avec soi. J’ai osé tenter une nouvelle aventure. Je me suis lancée sur les eaux troublées remplies de danger. Je me croyais invulnérable. Je n’avais pas préparé mon départ. Je n’avais rien d’organiser. Je suis partie toute nue. J’ai effectuée une longue traversée. J’avais le cœur vaillant. Les seins frappés par la tendresse caressante du vent. Les yeux éblouis du regard brûlant de l’astre du jour. A mes oreilles chantaient d’étranges et merveilleux oiseaux. Je respirais une haleine nouvelle. La chaleur m’enveloppée de tout coté.

05.01.2006

Je suis qu'une merde

"L'homme est une ordure. L'homme est une merde. Vous savez bien que la soufrance est partout que la haine est partout que la méchanceté est partout et que la maladie et la mort sont la seule issue à toute cette misère qui nous prend la tete et qui nous prend la tete. Aussi regardez moi je suis qu'une tarée, je suis la preuve meme de la damnation de l'homme, de la damnation de l'humanité. Je suis qu'une merde qui a mal au ventre et à la tete et qui souffre comme vous." COSTES

30.12.2005

Nostalgie enigmatique

J’ai pensé un court instant à la mépriser mais ma haine pour elle et beaucoup trop vraie. Elle seule doit être, il faut rendre hommage à l’ennemi qui déchire ma pensé mais à qui je suis dévouée corps et âme. Cette amie qui est mon meilleur ennemi je l’aime à corps et à corps. A présent nous savons que l’esprit dont notre jeunesse faisait tout n’est en réalité qu’une goutte de sang. Et tout ça pour me maintenir à la surface bien que j’aspire à m’élever. Si je freine mon vol et implore l’apesanteur c’est à cause de ma jeunesse il faut cesser de se faire manger au moment où on a le meilleur goût : ceux là le savent qui veulent être aimés longtemps certes il y a aussi des pommes aigres dont le destin est d’atteindre jusqu’au dernier jour de l’automne et elles mûrissent jaunissent et se rident. En même temps cœur désoeuvré bien heureux d’avoir tant tricher dans sa jeunesse. Celui qui pense à sa mort rate sa vie. La mort lente est moins révoltante que la mort rapide. Elle est acceptée comme un droit d’autodestruction. Absurdité et hypocrisie faiblesse humaine.

19.12.2005

Le plaisir et la puissance

Je suis bien embarrassée de réfléchir sur le plaisir. J’y réfléchi et rien ne vient alors je me suis plongée dans les définitions. J’ai lu sur l’hédoniste, l’épicurisme et le cyrénaique. Et pis je me suis souvenue que vous vouliez que je donne ma définition et là c’est le trou noir. Pour savoir de quoi on parle j’ai regardé la définition dans le dictionnaire et je trouve succinctement que le plaisir est un état affectif lié à la satisfaction d’un désir, d’un besoin, d’une inclination ; une sensation, un sentiment agréable. Mais on dit aussi ce n’est pas une partie de plaisir ou encore se tourmenter à plaisir. Moi je me tourmente par mélancolie et par pessimiste parce que je n’ai pas foi en l’humanité, ni peut être en moi-même. Tout cela procède d’un manque de confiance en la puissance que je contiens. Je vais donc mêler ma réflexion sur le plaisir avec celle sur la puissance.

Je me suis demandé pourquoi vous voulez que je réfléchisse à ces notions. Peut être pour savoir si je suis sadique ou masochiste ? Je crois que comme tout le monde, je suis un peu les deux. Voilà une petite histoire qui illustre ce propos : « Je me souviens d’un cador, un appétissant matelot le mat coincé dans son pantalon blanc jauni par…le temps. Rien dans son apparence ne laissait deviner la réalité de sa personnalité sournoise et narcissique. Je l’ai aperçu une première fois qui tournait à cloche pied autour d’un fumier de jeunes donzelles. Visiblement il profitait de n’être vu de personne – du moins le pensait il- pour s’adonner à un curieux rite sadique. A intervalle régulier, il s’approchait du tas puant et avec une dextérité digne du meilleur chirurgien dentiste il arrachait une dent à une de ces filles. On entendait des hurlements des cris stridents, des jacasseries nerveuses. Mon joli matelot jubilait ; une fois arrachée, la dent atterrissait tout droit dans sa bouche. Ses lèvres étaient maculées de ce sang, flagrance intime et féminine dont il se régalait. Sa grosse langue mi blanche mi sang léchait les plaies, elle s ‘enfonçait dans les gorges rétrécies d’angoisse jusqu’à étrangler ces pauvres filles innocentes. Les cadavres bleuis se multiplièrent et le tumulte des cris n’était bientôt plus que le triste sanglot de la dernière survivante. Ce qu’il fit à celle-ci, je n’oserai le raconter ; sachez juste que devant l’horreur, j’ai détournait le regard – non pas par dégoût mais par ce que je réalisais la folie mesquine et déguisée de mon petit minet- Certes, j’ai été voyeur. Rien ne m’a fait bander. Il n’y a rien d’unique dans cette pale copie humaine. L’envie de le caresser et de le serrer entre mes cuisses s’est muée en une indifférence sexuelle totale. Je continue mon chemin à la recherche des miens. Au hasard des rencontres peut être décèlerais– je le félin aux milieux des moutons ? »

Evacuons le plaisir sexuel ; Pourquoi jeter nos corps dans d’étranges échanges excitants ; pourquoi jouir si ce n’est pour jouir encore ? J’entrevois la dureté éphémère de nos vies humaines dans la sage chaleur du sexe. J’oublie de penser juste un instant ; un éclair d’éternité me visse à l’autre et puis m’écarte. Un ça tisse fête pendant que ma langue s’emploie à détruire : Personne ne peut m’aimer ; je ne t’aime pas ; tu n’es que ma cible sexuelle, mon anxiolytique quotidien.

Le plaisir est ce qui est la volonté de quelqu’un ; ce qu’il lui plait de faire. On dit bien à plaisir, c’est à dire comme par caprice, sans motif valable. Vous savez j’ai écrit les mots suivants le jour de ma première tentative de suicide « j’ai toujours vécu selon mes désirs ». Ces mots se voulaient la dernière manifestation de ma puissance, c’est à dire du contrôle absolu de mon identité et de mon corps.

Avec Laure je savais jouir du moment présent, et mes cinq sens en profitaient. Et dans mon enfance, aussi j’évitais la souffrance que l’on rencontre lorsqu’on cherche à jouir des choses qui ne sont pas présentes. J’étais très insouciante et pleine d’énergie vitale ou si vous voulez de puissance. Je n’avais, bien au contraire, aucun mal à tisser un réseau social. J’étais chef de bande, meilleur joueur de foot, ce qui me valait l’admiration et l’amour de tous les garçons. Mais déjà à l’époque je les considérais comme des potes et les filles comme d’impossibles conquêtes. En bande nous prenions possession de la foret, où nous passions des heures à creuser, construire des cabanes, chasser les renards. Dans les champs nous jouions à être les maîtres de l’univers en multipliant les acrobaties sur les bottes de pailles. Puis nous devenions plus puissants et la méchanceté et l’instinct de destruction se manifestaient. Nous fabriquions des armes, jetions des cailloux sur l’autoroute, et puis entre nous des guerres éclatées, nous divisant en clans adverses, etc.

Le plaisir c’est aussi une somme d’actions positives qui font du bien. J’ai déjà fais une liste lorsque vous m’avez demander de faire le j’aime/j’aime pas.

La puissance est à l’intérieure de moi. Elle ne doit pas sortir sinon elle serait destructrice. A l’intérieur de moi, c’est moi qu’elle détruit. Dans mes ébats amoureux, je perds parfois le contrôle de cette puissance, mais Laure le remarquait et arrêtait tout. Je cognais, je frappais sur le lit, contre le mur et puis je m’énervais qu’elle ne me fasse pas assez confiance pour laisser exprimer cette puissance car dans des moments amoureux elle n’est pas destructrice mais créatrice. Laure n’a jamais voulu la voir. Où plutôt si elle voyait le changement dans mes yeux et elle disait que cela l’effrayait. La puissance s’échappe un peu de moi quand je dessine ou quand j’écris certains textes. Là elle est positive mais cette manifestation ne m’est pas agréable. Je ne ressens pas de plaisir mais presque une angoisse. Je crois que la puissance n’est en fait que ce qu’il y a à l’intérieur de moi qui normalement doit s’extériorisé mais qui se concentre dans moi, parce que personne ne peut la supporter.
Pour Nietzsche, qui m’a influencée ce qui élève un individu au dessus d’un autre est la volonté de puissance. Pour lui le jeu des forces qui régissent l’existence terrestre n’ a pas de finalité. L’avenir appartient à celui qui est capable grâce à sa créativité, de se hisser au dessus du troupeau, et que Nietzsche désigne comme le surhomme.
De réfléchir à ces deux notions mais plus particulièrement à celle de plaisir me bouleverse. J’ai eu des réactions de repli sur moi. Ma mère s’inquiétait. J’ai pleuré aussi. Je pensais essentiellement à la première nuit que j’ai passée avec Laure, car c’était un moment de pur plaisir pour moi et de révélation de mon identité. J’avais enfin osé être moi-même et l’affirmer à une autre personne.

En ce moment, je dial sur le net et je fais des rencontres. J’ai décidé d’essayer d’être moi même sans trop savoir qui je suis. J’ai vu Muriel. Nous avons déjeuné grec. J’étais nerveuse et elle me l’a fait remarquer. Elle m’a dit aussi que j’avais de très beaux yeux mais ça je le sais mais que c’était dommage que je ne regarde pas plus les gens dans les yeux. Je li ai dis que c’était parce que j’étais intimidée. Mais globalement, j’ai pris du plaisir à parler à une nouvelle personne. Elle a 39 ans. Je ne pense plus à Laure et c’est un bien. Il faut que je reste accrochée à la réalité si non tout va m’échapper. Je déteste être seule. Mais ce n’est pas pour ça que j’irais avec la première venue. Non, j’attends d’être amoureuse et pour cela il faut connaître les gens. Je suis impatiente en ce moment. Et ce n’est pas un plaisir pour moi. J’en souffre. Je crois que les autres peuvent m’aider à rester dans la réalité et que je ne tombe plus dans ma vie irréelle et imaginaire. Il faut qu’il me tempère. Et ce n’est pas gagné. Il reste encore un lien étroit avec ce que j’ai vécu avec Laure. Suis-je capable de ressentir des sentiments vis-à-vis d’une autre personne ?

Mes parents se parlent et vont bien. Je n’ai pas résisté à utiliser ma puissance pour les raccorder. C’est aussi comme un pouvoir magique d’empathie. J’ai repris mon rôle de lien à l’intérieur du couple de mes parents et forcément ça marche. Je suis contente de constater que mon pouvoir fonctionne. Et j’ai du plaisir à les voir bien ensemble.

Sous le sapin

Rien q’un sifflement
Un bruissement
Une égratignure au poignet et
Si je disparaissais ?

Pourquoi pourrir ici
Tourner sur moi-même au ralenti
Se rendre inutile à soi même
Ne plus jamais dire je t’aime ?

Chaque journée palpite sa dureté
Pointure 39 s’il vous plait
Y a-t-il une ligne de fin
Sous le sapin ?

Qu’est ce qui peut me faire réagir
Mes joues rougir
Mon soleil a nouveau vomir ses désirs
Relever les plis s’en plus ne rien couvrir ?

Vertige de l’amour
Crève mon envie pour
Que je renaisse
Dites moi combien de caresses ?

Dois me frotter à l’autre
Me déguiser en apôtre
Ou me regarder dans la glace
Ne pas oublier que j'ai plusieurs faces ?

13.12.2005

Fragilité psycho affective

J'ai fais une dépression nerveuse et puis je me suis soignée avec des médicaments, des séjours en hopital psychiatrique et une thérapie psychologique et psychiatrique. Actuellement je souffre encore de fragilité psycho affective. Je m'écroule en pleurs à la moindre émotions et je n'arrive plus à tenir des initiatives simples. Je ne suis pas en capacité de travailler. Et je vais passer le premier noel sans mon amour. Vous comprenez que cette affection est due à ma rupture d'avec mon amour. Maintenant, je vais mieux. Il y a toujours des hauts et des bas mais j'essaye d'appliquer ma thérapie comportementaliste pour m'appuyer sur mes forces positives.

 

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